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 EMRYS Ϟ Je veux pas vous impressionner, mais je sais jouer du triangle

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DOSSIER MEDICAL

MessageSujet: EMRYS Ϟ Je veux pas vous impressionner, mais je sais jouer du triangle   Mer 21 Déc - 16:09



Emrys Matthéo Alvarez
Vingt-quatre ans • Barcelona • Américain & Espgnol • Célibataire • Interne en chirurgie • Interne
I was Born in this way
Moi mon papa, c'est le meilleur des papas! Et le tien?

Installé à la table de la cuisine, Emrys se concentrait sur ses calculs. Ce petit garçon tirant la langue comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il était à l'apogée de la concentration et comptant sur ses doigts pour être sûr d'arriver au bon résultat, offrait un spectacle assez amusant à sa mère qui le regardait, par-dessus le plan de travail, d'un air tendre. Maria Alvarez était une femme de petite taille aux longs cheveux bruns et aux yeux bruns brûlant d'une chaleur déconcertante. Son fils, Emrys, lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Il était sa fierté. Sa plus grande réussite. C'est pour lui qu'elle enchaînait les boulots pour pouvoir joindre les deux bouts à la fin du mois. Parce que oui, elle était seule pour l'élever. A l'annonce de l'arrivée du nouveau né, le père de celui-ci les avait lâchement abandonnés, ne leur laissant que pour seule reconnaissance de l'argent. Ce foutu argent que Maria n'avait pas su encaissé à la banque. A ses yeux, cet homme n'était pas le père d'Emrys. Il l'avait profondément déçue et accepter cet argent aurait été comme se résigner à comprendre l'acte impardonnable de ce lâche. Et ça, en aucun cas, Maria en aurait été capable.

"Mama, je peux te poser une question?" Son crayon dans sa bouche, Emrys observait sa mère, appréhendant sa réponse. "Biensûr mon petit." L'enfant se pencha sur la table et murmura faiblement, obligeant sa mère se pencher pour l'entendre. "Tu me promets de pas te fâcher hein." Pour toute réponse, Maria lui fit un clin d'oeil, complice. Emrys se mordit la lèvre inférieure, pesant ses mots et ne sachant comme aborder ce sujet qui, il le savait, était bien plus que délicat. "Pourquoi j'ai pas de Papa?" Un silence pesant régna alors dans la pièce. Sa mère se racla la gorge et déposa l'essuie qu'elle tenait entre ses mains sur le plan de travail. Elle posa sur son fils un regard désolé. Il ne méritait pas cela. Il ne méritait pas de vivre avec cette impression d'avoir été abandonné par son propre père. Maria savait, il avait beau dire qu'il était heureux et qu'il ne manquait de rien, intérieurement, le petit souffrait de ne pas avoir un papa avec qui jouer au football. "Parce que ton Papa, eh bien, il... Comment dire... Il avait peur. Oui, c'est ça, il avait peur d'être papa. Je suis certaine qu'il aurait voulu de toi, mais il n'était pas prêt." L'enfant afficha une mine suspicieuse. Du haut de ses 7 ans, il était doté d'une intelligence et d'une vivacité d'esprit que cela en devenait même déconcertant par moments. "Mais il pourrait revenir. Quand il sera prêt, il reviendra hein Mama?" Maria sourit, tristement. Elle caressa la joue de son enfant. Bon sang, ce que son père était un fumier! "Peut-être qu'un jour, il reviendra, oui. Mais en attendant, on est bien tous les deux, non?" Emrys sourit. Oui, ils étaient heureux. Du moins, ils essayaient de l'être.

Tout ça, c'est de sa faute!

"Hé Alvarez! Il est où ton père?" Le garçon qui avait pris la parole se mit à rire. Ses amis qui le suivaient comme un chien en firent de même. L'interpellé leva les yeux de son bouquin. Emrys avait toujours été un élève studieux qui passait la majeure partie de son temps libre à lire. Il détailla les jeunes et secoua la tête, inébranlable. Depuis le temps qu'on lui posait la question, il avait pris l'habitude de l'ignorer. "Moi je sais pourquoi il vous a laissé toi et ta mère. Il s'est rendu compte que vous étiez tous les deux des losers et que vous ne valiez pas la peine qu'il reste. Il suffit de voir ta mère pour comprendre pourquoi il est parti." Ca y est. Il avait touché la corde sensible. Emrys referma brusquement son livre. Il se leva lentement et descendit les quelques marches sur lesquelles il s'était tranquillement posé. "Ne parle pas de ma mère comme ça." Les mots, saccadés, n'eurent l'effet que de faire rire les fauteurs de trouble. Le chef s'avança et se posta juste devant lui. "Vois la vérité en face Alvarez. Vous ne valez rien toi et ta pauvre mère." Le coup partit sans qu'Emrys sache vraiment ce qu'il faisait. Les autres succédèrent au premier. Des larmes de colère roulèrent sur ses joues. Il en avait marre. Marre qu'on le traite ainsi. Marre que son père l'ai abandonné et qu'il ne soit jamais revenu. Marre de cette putain de vie qui ne lui avait jamais souri. Tout ça à cause de lui.

Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour donner l'opportunité à l'autre de se venger. Supérieurs en nombre, Emrys se retrouva à terre, roué de coups par ces racailles de la ville. Ce fut le visage couvert de sang et de bleus qu'il revint à la maison. A la vue de son fils blessé, Maria se pressa d'aller chercher de quoi le soigner. Elle l'assaillit de questions mais l'adolescent de quinze ans ne put lui répondre bien trop dans les vapes et déçu par son comportement. Sa mère ne lui en demanda pas plus, respectant son silence. Cette nuit-là, Emrys ne ferma pas l'oeil, ses pensées bien trop dirigées vers ce père qu'il avait décidé d'haïr à présent.

J'ai réussi Mama, j'ai réussi!

Emrys ne pouvait s'empêcher de jeter des regards furtifs au visage impatient de sa mère. Il faut dire que lui aussi était excité à l'idée d'ouvrir de la lettre qui déterminerait son destin, il en était sûr. D'un sourire, sa mère l'incita à ouvrir la missive. Poussant un soupir, il s'exécuta. Ses yeux parcoururent la lettre à la vitesse de l'éclair. Mais seule la première et décisive phrase attira son attention. Il posa sur sa mère emplit de tristesse."Je suis désolé Mama..." Le visage de sa tendre ma mère s'assombrit en l'espace d'une seconde. Emrys crut même apercevoir l'ombre d'un voile de larmes, embuant ses yeux. Il se leva alors aussitôt et se posta derrière sa mère. Passant ses deux bras autour d'elle, il se pencha et lui murmura à l'oreille. "Je suis désolé de devoir te laisser seule pour partir à Boston." Sa mère se leva d'un mouvement, poussant un cri trahissant l'immense joie qui la parcourait. Elle s'accrocha au cou de son fils et lui dit combien elle était fière de lui, qu'il le méritait amplement et qu'elle avait toujours cru en lui.

Le lendemain, il se pressa de faire ses bagages. Il avait déjà été regardé quelques appartements pas trop chers à louer. Il était fin prêt à voler de ses propres ailes. Toutes ces longues années d'études avaient enfin payé. Désormais, il terminerait son enseignement dans l'un des plus grand et réputé pour son efficacité du système, le Massachusetts General Hospital. Il avait hâte de partir et de percer dans son domaine de prédilection. C'était sa mère qui lui donna l'envie de faire ce métier pour le moins éprouvant. Un jour, alors qu'il était encore petit, il tomba sur une photo représentant une femme, sa mère, entouré d'un homme au visage rayonnant et une autre femme qui souriait bien trop à l'objectif. Cela aurait pu être une photo banale si elle n'avait pas été prise dans un hôpital. Avide d'en savoir plus, le petit lui posa pleins de questions. Sa mère lui répondit, une pointe de nostalgie perçant dans sa voix. Ce jour-là, Emrys s'était fixé pour but de faire des études de médecine. Pour sa mère. Pour la rendre fière. Et pour faire ce qu'elle n'a pu continuer.

"Tu viendras quand même me voir de temps en temps?" Emrys tourna la tête et découvrit sa mère, appuyée contre le chambranle de la porte, un sourire triste sur le visage. Elle avait toujours vécut seule avec son fils. Le voir partir ainsi serait un grand changement. Surtout qu'il n'allait pas n'importe où mais bien à Boston, la ville où tout avait commencé pour elle. Pour lui. Pour eux. Emrys s'assit sur son lit et incita, d'un signe de tête, à venir la rejoindre, ce qu'elle fit sans hésiter. Il passa un bras autour des épaules de sa mère et l'attira contre lui. De légers soubresauts la parcoururent et il en fallut pas quelques secondes pour qu'Emrys comprit qu'elle pleurait. Maria se releva et renifla bruyamment. Elle posa vers son fils un regard remplit de tendresse. "Ne m'en veux pas quand tu seras là-bas." Déconcerté, Emrys fronça les sourcils. Pourquoi lui en voudrait-il? Peut-être parce que son père était un chirurgien du service dans lequel il allait travailler. Peut-être parce qu'elle s'était bien gardée de lui dire, ne voulant pas que cela endommage l'avenir de son fils. Peut-être parce qu'elle estimait qu'il serait tant pour lui comme pour son père de se rencontrer tous les deux.


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